PARUTIONS D'OUVRAGES

JEAN GIONO,
LA NOSTALGIE DE L'ANGE

La nostalgie de l’ange ? Giono est un ange venu sur Terre, mais encore plus sur terre, sur sa terre. C’est la seule façon raisonnable – sinon rationnelle - de comprendre l’origine de sa science, immense, plus intuitive ou magique que savante.
Jean Giono est l’un des plus grands – et des plus prolifiques - écrivains de langue française du XXe siècle. Ses prodigieuses capacités d’invention romanesque ont été révélées au grand public par l’adaptation de son œuvre au cinéma, « Le Hussard sur le toit », le film que Jean-Paul Rappeneau a réalisé en 1995, interprété par Juliette Binoche et Olivier Martinez.
Jean Giono est né à Manosque le 30 mars 1895 d’un père cordonnier et d’une mère repasseuse. En fait, il a été placé là, en apôtre de la nature, comme un Jésus dans une étable, entre le bœuf et l’âne, entre la montagne de Lure et au loin, la mer, dans le centre du monde, dans le centre d’un monde qu’il avait pour mission de créer. Cette  « pincée de tuiles », ce bout de terre, ce lopin, devient, pour Giono, et pour ses lecteurs, l’univers tout entier. Car Giono cultive, c’est le mot, tous les paradoxes. La précision méticuleuse de ses descriptions de paysages ou de personnages les renvoie à assumer le rôle de pontifes, d’intermédiaires entre les hommes et les dieux. La guerre de 14-18 qu’il a vécue silencieusement a-t-elle laissé des traces si profondes pour qu’il lance les injonctions, comme des imprécations, des puissances divines ? Est-il la mémoire profondément enfouie des hommes des origines qui se révèle, dans toute sa vérité, aux hommes des machines qui ont fabriqué le XXe siècle, son siècle ? Giono est une voix à part, un soliste des gouffres et des immensités cosmiques, dans l’orchestre tumultueux de la littérature française et, au-delà, planétaire.
Cet ouvrage présente une œuvre si vaste et si variée qu’il faut la boire à petites lampées, comme le fait un loup qui s’abreuve en lançant des regards inquiets, attentif à ne pas se laisser voler ses instants de bonheur.

nostradamus italienNOSTRADAMUS PASSE
LES ALPES !

Le livre que Pierre-Emile Blairon, le directeur de la revue Hyperborée, consacrait l’an dernier à Michel de Nostredame a été remarqué par un éditeur italien. Traduit par Laura Cespa, «Nostradamus, astrologo, alchimista, medico, profeta» vient donc de paraître aux éditions L’Eta dell’Acquario, à Turin. www.etadellacquario.it

 

 

LES RUNES

Désignant l’écriture des anciens Germains, le mot rune signifie « secret », « mystère », termes directement évocateurs d’ésotérisme et d’initiation. Si, dans leur ensemble, les universitaires concèdent qu’il existe un usage religieux ou magique des runes, il n’entre pas dans leur conception du sacré que cette écriture fasse référence à ce qui, constituant sans doute la plus grande énigme de l’Histoire, appartient aux profondeurs de l’âme européenne.
S’écartant de la théorie officielle affirmant que les runes furent créées au premier siècle de notre ère à partir de lettres alpines ou nord-étrusques, le travail du professeur Paul-Georges Sansonetti propose un tout autre regard sur ces caractères présentant la singularité de privilégier les formes angulaires, comme pour transcrire une géométrie sacrée formatrice des structures mentales d’un être originel en résonance avec l’univers. Conséquemment à cela, le décryptage du système runique apporterait la preuve de l’existence de ce que l’on nomme, depuis René Guénon, la Tradition primordiale, source même des divers domaines initiatiques.
Symboles graphiques et numériques, les runes font transparaître ce qui, selon mythes et légendes, se situerait au commencement de l’Humanité : un individu né, certes, dans un corps de chair mais détenant la maîtrise de son Double, physiologie de nature subtile appelée à recevoir la radiance divine. Cette constitution gémellaire était - et demeure - indissociable de la notion de « Centre suprême », le lieu « polaire » focalisant les arcanes d’un savoir qui, semblablement au processus alchimique, reconduit par degrés à l’immuabilité souveraine du « Soi ».
En nos temps présents où la déliquescence des sociétés a principalement pour cause l’oubli total des origines, la connaissance des runes nous fait redécouvrir les fondements d’un monde occulté. Monde que l’ancienne sagesse du Nord savait adossé à l’éternité.

NOSTRADAMUS

Figure bifrons du Janus qui possède la science du passé et celle de l'avenir, Nostradamus assurait tenir ses connaissances des Indiens, des Babyloniens et de ses ancêtres ; il laisse une postérité qui entretiendra le mythe d'un homme ayant reçu, et c'est incontestable, des dons divins.
Son œuvre magistrale, Les Centuries, continue de faire le bonheur des cruciverbistes, le malheur d'interprètes imprudents et la fortune de quelques exégètes. Ses quatrains sont un ensemble apparemment incohérent de mots constamment croisés et de rébus énigmatiques à plusieurs niveaux de compréhension. Une auberge espagnole où les commentateurs ont trouvé ce qu'ils ont apporté : une manière de faire parler d'eux à travers un personnage illustre.
Dans ce Qui suis-je ?, Nostradamus, l'auteur nous présente le médecin, "astrophile", comme il se définissait lui-même, le pharmacien grand connaisseur des "simples", avec lesquelles il combattra les épidémies de peste, mais aussi le bon vivant (mort de la goutte), l'auteur d'almanachs et de recettes culinaires pour les ménagères du XVIe siècle, bref, une espèce d'auteur de "best-sellers", un homme plein d'humour qui, en des temps dangereux, sut masquer des idées non conformistes. Averti du retour cyclique des choses, plus que prédire, Nostradamus s'employait à déduire ce qu'il savait que la roue du temps allait produire.

Nostradamus de Pierre-Émile Blairon, éditions Pardès, 12 euros,  128 pages, en librairie à partir du jeudi 29 novembre 2007

 

La Dame en signe Blanc

Les lois cosmiques règlent le cours du temps et la succession des cycles ; le christianisme, l’Ere du Poisson, a succédé au paganisme, l’Ere du Bélier et, auparavant, du Taureau. Mais pour que meurt un cycle et renaisse un nouveau, il lui faut un témoin et ce témoin, ce bâton de relais, c’est le lieu. Le temps, les hommes et leurs œuvres passent, mais le lieu reste, immuable. Chaque lieu contient toute la mémoire de l’humanité.
La Dame en signe blanc, en faisant revivre les grands mythes des commencements, à travers l’histoire de ce site provençal, étonnamment riche en événements, nous en fait la démonstration.
Les derniers Hyperboréens, le peuple primordial qui a apporté la connaissance à la Terre, ont fini leur vie à la bataille de Roquefavour, tout près d’Aix-en-Provence. C’est là, en ce même lieu, que le Graal païen, symbole du savoir, porté par le Janus de Roquepertuse, a cédé la place au Graal chrétien, symbole d’amour, apporté par Madeleine après son débarquement en Provence. C’est encore sur ce site, à Ventabren, là où demeure le Roi, que naîtra l’Ere du Verseau lorsque le Grand Monarque, annoncé par Nostradamus, sera réveillé.

La Dame en signe blanc de Pierre-Émile Blairon, éditions CRUSOE, 28 euros,  271 pages. A commander à : BMP - BP 50 169 - 13795 Aix en Provence cedex 3

Chevalerie du Graal et lumière de gloire

Paul-Georges Sansonetti, diplômé de l'Ecole du Louvre et de l'École Pratique de Hautes Études (Sciences Religieuses) où il a sssuré pendant huit ans les fonctions de Chargé de conférence, a publié deux ouvrages (Graal et Alchimie, Chevaliers et Dragons) ainsi que de nombreux articles consacrés aux mythes et aux symboles. Il est titulaire d'un doctorat de lettres traitant de l'ésotérisme des romans arthuriens. Ce dernier travail est enfin accessible au public après la présente édition.

À travers les récits de la Table Ronde évoquant un idéal chevaleresque centré par la personne mythique du roi Arthur transparaît l'ésotérisme qui a imprégné la pensée magique des peuples antiques. Il y a, certes, l'héritage gréco-romain et la survivance du monde celtique (avec, entre autres, l'apport de la littérature galloise), mais il y a surtout une constellation de concepts issus de la pensée germanique ancienne qui, plus encore sans doute que pour les Celtes, permet d'appréhender la notion de "physiologie mystique", selon la formule de Mircea Eliade.

On pourrait définir cette "physiologie" comme consituant le "Double" du corps physique et le support de la "Lumière de Gloire " que symbolisera la resplendissane armure du chevalier.

Faisant écho à l'"Art d'Hermès" (le processus alchimique) ces multiples données s'inscrivent dans un parcours initiatique destiné aux meilleurs d'entre les preux de la Table Ronde : Lancelot, Gauvain, Perceval et Galaad. Leur quête les mène en des châteaux agencés comme des temples qu'illumine parfois la présence auguste du Graal.

Chevalerie du Graal et lumière de gloire de Paul-Georges Sansonetti, éditions Exèdre, 25 euros,  260 pages. A commander à : BMP - BP 50 169 - 13795 Aix en Provence cedex 3

 

 

 


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