EDITORIAL DU N°5
Quel cinéma !
Blade Runner, Le Parrain, Soleil vert, Matrix...
Scénario 1, « Fin d’un monde » : Nous sommes en 2027. Une multitude de mafias de toutes sortes a mis le monde en coupe réglée. Leurs représentants les plus distingués sillonnent la planète en jet privé et se rencontrent sur des yachts immobiles. Ils ont des rictus malins figés aux lèvres, des lunettes noires et des costumes noirs.
Leur raison d’être : l’argent. Leur stratégie ? Jeter leur dévolu sur un pays et s’emparer de ses richesses ; tondre les habitants comme des moutons, les presser comme des citrons et passer au « secteur », au pays, voisin ; ce seront eux ou leurs semblables qui en prendront les commandes; ils sont interchangeables, ils n’ont pas de racines, pas d’attaches, pas de goût, comme des tomates hors-sol. Ils sont présidents, de multinationales, de banques, d’organismes internationaux, d’associations influentes et bien subventionnées, de syndicats... Le monde devient un désert, comme les terres africaines, autrefois, après le passage des sauterelles. Dire qu’après eux, on s’attendait à un déluge !
Alamo, La Chute, Apocalypse now, 300...
Des héros et des saints se dressent contre les hommes en noir ; mais peut-on retenir un monde qui s’écroule, un mur qui s’effondre ? Nous ne sommes plus dans l’histoire dérisoire des hommes, mais dans celle des dieux, ; dans l’histoire cosmique, dans celle qui se compte en millions d’années. Nos héros courent d’un rempart à l’autre, d’un foyer à l’autre ; tout tombe, tout brûle, tout se consume ; ils ont les bras chargés de seaux d’eau, de fusils, de vieux slogans, d’hommes providentiels. Nos saints s’affairent auprès des idéologies et des religions mourantes; mais n’est-ce pas de l’acharnement thérapeutique ? L’aiguille de l’horloge ne revient pas en arrière ; elle passe à une autre heure, à un autre monde, à un autre cycle.
2001, l’Odyssée de l’espace, Excalibur,
Le Seigneur des Anneaux, encore Matrix,
Manon des Sources, La Guerre du feu...
Quelque part dans l’univers, une grande roue tourne lentement au son d’une valse de Strauss. Un vaisseau s’éloigne de notre planète. Les dieux ont planté sur la Terre un monolithe, comme une graine. Il émet une sorte de bourdonnement comme s’il contenait des millions d’abeilles qui vont couvrir la Terre de leurs nuages dansants pour disséminer la vie.
Les abeilles : voilà notre seule raison d’agir ; en tout cas la plus belle...
Dans ce cinquième numéro d’Hyperborée magazine,
dans le désordre :
Jean Giono et le bourdonnement des abeilles.
Mithra, le père du Christ.
Le monolithe de Jean Haudry, celui de la Connaissance.
Le chaudron de Paul-Georges Sansonetti, celui de la Renaissance (la vraie).
L’île de Chypre, le berceau d’Aphrodite.
Un témoignage exceptionnel : celui de Paul Marcus, radiesthésiste, énergéticien.
Et le reste.... |
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