EDITORIAL DU N°2
Irréversible
par Pierre-Emile Blairon
C’est le mot-clé de notre combat. Il explique l’acharnement de nos adversaires et la prise de conscience, dans l’urgence, des plus lucides d’entre nous, vous-mêmes, amis lecteurs.
Nos adversaires espèrent une victoire irréversible, c’est-à-dire qu’ils mettent tout en oeuvre pour éliminer les derniers bastions qui assurent encore, bon gré mal gré, le fonctionnement d’une société traditionnelle qui appuie son évolution sur les lois cosmiques, ou naturelles, les plus évidentes. Ce processus d’inversion fourmille d’exemples sur lesquels nous n’avons pas à revenir. Pour nous, le constat est déjà fait. Il ne s’agit pas, tel le héros du « Rivage des Syrtes », d’essayer de deviner, dans le brouillard matinal, l’avance incertaine des troupes ennemies mais bien de préserver, in extremis, le Principe permanent dont nous sommes les gardiens avec nos seuls moyens d’investigation et de divulgation. Car il y a accélération brutale du processus d’inversion, ce qui démontre que nous sommes bien aux derniers instants de cette fin de période.
Le but de nos ennemis est de remplacer ces éléments vitaux par un nihilisme apparent, discrètement maîtrisé par ceux-là même qui organisent la chienlit. Et la fameuse formule prend alors tout son sens : « Du passé, faisons table rase ». Le passé étant alors l’ensemble des racines qui ont pour mission de constituer une référence permanente à laquelle se raccrocher en cas de tempête, les bouleversements qui accompagnent toute fin de cycle ; ces principes fondamentaux assurent leur même permanence d’un cycle à l’autre. Leurs coups de boutoir visent donc à détruire, au moment où ils sont le plus fragiles et vulnérables, ces principes pour empêcher leur réapparition au cycle suivant. |
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