Le nombre d'or
une loi naturelle
par Pierre-Emile Blairon
Le « nombre d’or » s’applique en tant que paramètre conceptuel à la plupart des crop circles.
Mais certains seront étonnés qu’un « nombre », quel qu’il soit, puisse constituer la base de certaines formations naturelles. En fait, c’est par là que tout a commencé et, d’ailleurs, c’est toujours par la nature que tout commence.
En un temps où l’on n’écrivait pas, la transmission de la connaissance se faisait essentiellement par l’œuvre de ceux qu’aujourd’hui on appelle des « plasticiens », à la seule différence que ces « plasticiens » d’autrefois étaient mandatés pour représenter l’essence de leur monde, du peuple auquel ils appartenaient, de la terre qui les accueillait. Ces premiers plasticiens observaient la nature, en déduisaient des lois, et représentaient ces constantes d’une manière simple, c’est-à-dire symbolique.
La seule étude des symboles solaires, spirales, roues, croix... suffit à nous expliquer le monde ancien. On comprend depuis peu que la géométrie pythagoricienne n’est que la simple transcription de lois naturelles qui ont servi aux bâtisseurs de cathédrales.
Le « nombre d’or » sur lequel repose leur savoir-faire est mathématiquement inscrit dans diverses manifestations de la nature. Le nombre d’or est une proportion ; elle est divine parce qu’elle s’applique aussi à la nature. Ce nombre d’or est : 1,618. Il est représenté par la lettre grecque f qui se prononce phi.
Pythagore, comme aucun être humain d’ailleurs, n’a rien inventé, il a révélé et ordonné. La grande pyramide de Chéops, dont les architectes ne peuvent qu’être antérieurs à notre grand savant grec, est aussi construite sur les principes du « nombre d’or », mais aussi, bien avant, les mégalithes et aussi, bien après les cathédrales et les abbayes, notamment cisterciennes. Toutes les vérités et pseudo-inventions humaines, dans leur concept, sont dans la nature. C’est bien pour cela que les religions cosmiques, celles des Dogons, des Indiens et des Amérindiens, des aborigènes, des Ancien-européens et bien d’autres, en se référant à la nature, ne peuvent qu’avoir raison.
Ainsi, pour en rester au « nombre d’or », on le retrouve dans la logique d’agencement des parastiches du tournesol (parastiches : les réseaux de spirales qui constituent le cœur de la fleur du tournesol) ; cette logique est transmise mathématiquement sur le principe de la suite de Fibonacci, qui est une extension des principes qui règlent l’application du « nombre d’or ». Fibonacci, savant médiéval qui a donné son nom à sa découverte, l’a ainsi énoncée : chacun des termes de la suite est égal à la somme des deux précédents : 1.1.2.3.5.8.13.21.34.55.89.144. La suite, pour entrer en correspondance avec le nombre d’or, doit l’intégrer. 1. 1,618. 2,618. 4,236. 6.854... Cette suite se retrouve aussi dans les écailles de pommes de pin, d’ananas, les coquilles d’escargots, dans les étamines de fleurs de magnolias...
Les parastiches de la fleur de tournesol présentent, en outre, une autre extension mathématique du « nombre d’or » puisqu’ils sont composés de petites protubérances, les primordia (futures fleurs et feuilles du tournesol) qui eux-mêmes se suivent en formant un angle de 137,5°, « angle d’or ». n
Pour en savoir plus : un coffret de trois petits livres sur le nombre d’or : nature et vie humaine, mathématique, créativité. Chalagam édition, 15, bd André-Aune, 13006, Marseille. www.chalagam.com. Il est en vente dans les abbayes cisterciennes.
Il est bien évident que nous consacrerons encore bien d’autres pages dans nos prochains numéros au « nombre d’or ».
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